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Eglise paroissiale Saint-Remi

Dossier IA51060431 réalisé en 2019

HISTORIQUE

Bien que la localité de Fagnières soit citée dans le testament de saint Remi au 6e siècle, puis à plusieurs reprises aux 11e et 12e siècles, l'église n'est pas mentionnée. C'est la nef de l'édifice, datable du début du 12e siècle, qui en constitue le plus ancien témoignage.

Au début du 16e siècle, le transept et le chœur ont été reconstruits.

La porte du bas-côté nord, entrée principale de l'église, a été ouverte au 18e siècle. Le devis pour la reconstruction en pan de bois de la sacristie est dressé le 2 mai 1778 par Jacques Bérat, charpentier, et Philippe Bassier, maçon. Les travaux sont adjugés le 8 juin suivant à André Meunier, charpentier à Matougues. Ils sont en cours en août quand la fabrique se préoccupe de son ameublement (AD Marne, C 1844).

Après la Révolution l'édifice devient église succursale de Notre-Dame-en-Vaux de Châlons-sur-Marne.

Au milieu du 19e siècle, l'église a besoin d'importantes restaurations. Le maire fait appel à François Poisel, architecte à Châlons, spécialisé dans la restauration des églises. Il dresse un rapport le 14 mars 1853, accompagné d'un devis, pour la reconstruction de la tour, la restauration de la façade, la réfection des maçonneries des murs de l'abside et du bras nord du transept, le remplacement des charpentes du vaisseau central de la nef, des bras du transept et de l'abside. Les travaux sont adjugés le 28 mai suivant à Mathieu Paletou, entrepreneur de travaux publics à Châlons. La démolition de la charpente du chœur révèle le mauvais état des maçonneries de cette partie et amène l'architecte à dresser un devis pour sa reconstruction totale le 29 juin. Il propose de réduire l'abside de 57 cm afin de l'aligner sur les murs du cimetière et dégager ainsi la rue. Le conseil municipal accepte le 14 juillet. Un an plus tard, le 11 juillet 1854, un marché supplémentaire est passé avec l'entrepreneur pour la réfection du carrelage de l'ensemble de l'église. Les travaux sont reçus en septembre et octobre 1854. Le carrelage est en carreau de terre cuite de Ludes et celui en marbre du chœur, qui avait été déposé lors de la reconstruction, a été replacé ainsi que l'autel et les lambris (MIKUS, p. 328-335 ; AC Fagnières, 2 M 1 ; AD Marne, 2 O 1897).

Le projet d'une deuxième phase de travaux est dressé par Poisel le 25 mai 1866. Il concerne la reconstruction du bras sud du transept et du bas-côté sud de la nef. Le chantier est adjugé à Eugène Bellois, charpentier à Saint-Memmie, le 16 décembre. En mai 1867, la démolition du mur ouest du bas-côté démontre le mauvais état des maçonneries de la façade et conduit l'architecte à en proposer la reconstruction complète, ce qui est accepté. Les travaux sont achevés le 31 octobre suivant mais la réception définitive est faite le 14 décembre 1868 et le procès-verbal rédigé un an et demi plus tard, le 15 mai 1870 (MIKUS, p. 342-345 ; AC Fagnières, 2 M 1 ; AD Marne, 2 O 1897).

Le 5 avril 1881, Ch. Dubois dresse un métré estimatif pour la réalisation de deux lucarnes en bois au clocher destinées à recevoir les cadrans de l'horloge commandée à Bailly-Comte frères, entreprise établie à Morez (39) (AD Marne, 2 O 1897). Le 31 mai 1893, un marché est passé avec Adolphe Maillet, maçon à Villiers-aux-Corneilles (51), pour la réfection du mur gouttereau du bas-côté nord de la nef, avec le percement de trois fenêtres, travaux qui seront réalisés dans l'année (AC Fagnières, 2 M 1).

Au 20e siècle, l'édifice en bon état ne nécessite que des travaux d'entretien comme le plafond du vaisseau central de la nef, refait en plâtre sous la direction de l'architecte châlonnais Octave Gélin en 1905-1906 (AD Marne, 2 O 1897). Il est remplacé par un lambris dans la seconde moitié du 20e siècle.

En juin 1940, un obus traverse une baie du chœur et ravage l'intérieur de l'église. Des travaux provisoires sont réalisés et la toiture est restaurée, mais c'est seulement en 1954 que les travaux définitifs de maçonnerie (reprise en pierre de taille, reprise des sculptures décoratives abîmées) sont conduits sous la direction de Gaston Beaudoin, architecte à Châlons-en-Champagne, dans le cadre des dommages de guerre.

DESCRIPTION ET ANALYSE

De la nef romane d'origine subsiste le vaisseau central et le bas-côté nord. Les grandes arcades en plein-cintre reposent sur des piliers rectangulaires qui ne présentent une imposte mouluré que du côté des arcs. Ce traitement conduit à dater la nef assez tôt dans le 12 siècle.

La croisée du transept et le bras nord sont les seuls parties conservées de la reconstruction du début du 16e siècle. Lors de la réédification du bras sud, Poisel a réutilisé plusieurs sections des branches d'ogives anciennes et le chapiteau de l'angle sud-ouest. Dans le chœur, toute les pierres sont neuves de même que pour le clocher. D'après le rapport de Poisel du 14 mars 1853 (AC Fagnières, 2 M 1), l'ancienne tour était également octogonale mais ne dépassait la hauteur des toitures de la nef et du chœur que de 120 cm et le beffroi était établi dans une superstructure en charpente couverte de bardeaux. Il ne mentionne aucune ouverture dans la maçonnerie qui devait donc correspondre à une souche, l'étage des baies n'ayant été soit jamais construit, soit conçu en charpente dès l'origine ou soit démoli par la suite. La croisée du transept est remarquable par l'emploi de piliers de plan ondulé, très répandus en Champagne méridionnale au début du 16e siècle, mais exceptionnels dans la partie nord, ainsi que par la vigueur de la mouluration des arcades.

La sacristie en pan de bois de 1778 a curieusement subsisté entre les reconstructions du chœur et du bras sud du transept auxquels elle s'accole.

Une grande partie de l'église est l’œuvre de François Poisel : façade, bas-côté sud de la nef, bras sud du transept, chœur et clocher. Sylvain Mikus a noté la difficulté de confronter la fidélité de ces reconstructions à ce qui existait auparavant en l'absence de tout relevé et document iconographique. Il soupçonne des interprétations pour le chœur qui a été légèrement réduit en longueur par rapport à l'ancien ainsi que dans son décor. Il est vrai que le remplage très réduit des fenêtres, ne laissant la place qu'à deux étroites mouchettes, relèvent davantage du gothique Troubadour que d'une reconstitution archéologique. Ce dessin avait déjà été utilisé par Granrut, maître de Poisel, à la façade de l'église de Bisseuil dans la Marne (1846-1849) (MIKUS, p. 334). Pour la façade de Fagnières, Poisel refait une élévation romane, correspondant vraisemblablement à ce qui existait auparavant, mais l'ajoure au deuxième niveau d'un oculus de même conception stylistique que les baies du chœur. L'architecte avait un goût pour les façades superposant portail et oculus puisqu'on les retrouve à la même époque à Omey et à Soigny-aux-Moulins (MIKUS, p. 345). Le bas-côté sud se distingue par son élégant couvrement lambrissé à charpente apparente et l'élévation du transept par l'intégration d'une niche dans le pignon destinée à recevoir une statue de saint Remi, placée auparavant dans une niche au-dessus du portail nord. Mais la partie la plus réussie de son intervention à Fagnières est la tour octogonale, dont les proportions s'harmonisent parfaitement à l'ensemble de l'église. Elle alterne vraies et fausses fenêtres, toutes traitées dans un décor flamboyant plus archéologique que les baies du chœur, surmontée d'accolades effilées qui rejoignent la corniche sculptée.

Vocables Saint-Remi
Parties constituantes non étudiées cimetière
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Marne - Châlons-en-Champagne 1
Adresse Commune : Fagnières
Adresse : rue du Général-Leclerc
Cadastre : 2017 AD 67,68 ; 1826 E1 133,134

La nef de l'église date du début du 12e siècle. Au début du 16e siècle, le transept et le chœur sont reconstruits. La sacristie, qui tombait en ruine, est réédifiée en 1778 par André Meunier, charpentier à Matougues. Dans le troisième quart du 19e siècle, l'architecte François Poisel restaure et rebâtit en partie l'édifice : en 1853-1854, le clocher et le chœur sont entièrement reconstruits, les parements du bras nord du transept repris, les charpentes et le carrelage de l'ensemble de l'église refaits ; en 1866-1867, la façade, le bas-côté droit de la nef et le bras droit du transept sont totalement rebâtis. En 1881, deux lucarnes sont créés sur la flèche du clocher afin de loger les cadrans de l'horloge qu'on installe alors. En 1893, sont percées, dans le bas-côté gauche de la nef, trois fenêtres semblables à celles du bas-côté droit. En juin 1940, l'église est dévastée par un obus ayant pénétré par une baie du chœur. Les travaux de restauration sont conduits en 1954 sous la direction de Gaston Beaudouin, architecte à Châlons-en-Champagne.

Le cimetière est légèrement agrandi en 1848 dans le but de rendre son plan plus régulier. De 1848 à 1850, les murs de clôture sont refaits et la grille d'entrée posée sous la direction de Jean-Baptiste Valleré, maître-maçon à Fagnières.

Période(s) Principale : 1er quart 12e siècle, 1er quart 16e siècle, 3e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 4e quart 18e siècle, 2e quart 19e siècle , daté par source
Auteur(s) Auteur : Meunier André,
André Meunier

Charpentier à Matougues (51) dans la 2e moitié du 18e siècle.


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charpentier, attribution par source
Auteur : Poisel François,
François Poisel (1822 - 1901)

Architecte à Châlons-en-Champagne. Monographie par Sylvain Mikus, dans Études marnaises, 2004.


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architecte, attribution par source
Auteur : Valleré Jean-Baptiste,
Jean-Baptiste Valleré

Maître maçon actif à Fagnières (51) dans le milieu du 19e siècle.


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maître maçon, attribution par source
Auteur : Beaudoin Gaston,
Gaston Beaudoin

Architecte à Châlons-en-Champagne, actif dans les années 1930-1950.


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architecte, attribution par source

L'église, de plan en croix latine, présente une nef à trois vaisseaux, à éclairage direct, un transept avec tour de croisée et un chœur à abside polygonale. Les vaisseaux de la nef sont protégés par un lambris de couvrement, plat pour le vaisseau central et le bas-côté gauche, incliné pour le bas-côté droit. Le transept et le chœur sont voûtés d'ogives.

A l'extérieur, le bas des murs est en moellon, le reste est en craie de moyen appareil. Les métrés des travaux réalisés par Poisel signalent que la moitié inférieure de la façade est constituée de remplois de pierre de taille provenant des carrières de Savonnières (55) et de Falloise à Vertus (51), que tous les encadrements du transept, du chœur et du clocher, les parties moulurées et sculptées, sont en pierre de Saint-Dizier. L'église est couverte en ardoise à l'exception des appentis en tuile mécanique des bas-côtés de la nef et de celui en zinc de la sacristie. Le vaisseau central de la nef est couvert d'un toit à longs pans à pignons découverts contrairement au transept dont les pignons sont couverts. La tourelle d'escalier est coiffée d'un toit conique et la tour d'une flèche polygonale.

Murs calcaire moyen appareil
calcaire moellon
Toit ardoise, tuile mécanique, zinc en couverture
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux
Couvrements voûte d'ogives
lambris de couvrement
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
toit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans croupe polygonale
appentis pignon découvert
toit conique
flèche polygonale
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis, en charpente
États conservations bon état
Techniques sculpture
sculpture
Représentations tête d'homme tête de femme feuille accolade fleuron escargot vigne houx chêne chou marronnier sablier
Précision représentations

Le portail ouest, néo-roman, est orné de deux chapiteaux à feuilles stylisées et les congés de l'archivolte d'une tête d'homme faisant pendant à une autre de femme. Le clocher présente des baies amorties d'accolades terminées par un fleuron, tandis que sur la corniche court une frise de pampre. Les piliers avant de la croisée du transept ont des frises de pampre en guise de chapiteaux, dans lesquelles apparaissent des escargots. Les chapiteaux des bras du transept et du chœur reçoivent différents motifs de feuilles : marronnier, houx, chou frisé, vigne. Sur le cordon à mi-hauteur du chœur court une frise de branches de chêne. Les piliers d'entrée du cimetière se terminent par le motif symbolique du sablier ailé.

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Marne (dépôt Châlons) : 2 O 1897. Fagnières, église paroissiale, travaux, 1853-1881.

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : 2 O 1897
  • AD Marne (dépôt Châlons). C 1844. Fagnières, travaux à l'église paroissiale, 1778-1785.

    Archives départementales de la Marne, Châlons-en-Champagne : C 1844
  • AD Marne (dépôt Reims). 132 J 40. Fonds Jean-Pierre Ravaux. Église paroissiale de Fagnières. Notes et photocopies prises dans les archives communales. Notices, 1966-2000.

    Archives départementales de la Marne, Reims : 132 J 40
  • AD Marne (dépôt Reims). 132 J 29. Fonds Jean-Pierre Ravaux. Église paroissiale de Fagnières. Photocopies extraites d'ouvrages de référence citant la commune, 1800-1900.

    Archives départementales de la Marne, Reims : 132 J 29
  • AC Fagnières. 2 M 1. Église paroissiale de Fagnières. Travaux et entretien, 1830-1981.

    AC Fagnières : 2 M 1
  • AC Fagnières. 2 M 3. Ancien cimetière de Fagnières. Clôture et agrandissement, 1848-1936.

    AC Fagnières : 2 M 3
  • AE Châlons-en-Champagne. Église de Fagnières. Travaux architecture et mobilier, visites décanales, 1800-2000.

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
Documents figurés
  • Commune de Fagnières. Église. Projet de reconstruction de la flèche et du clocher. Élévation à l'est. Plan de la tour. Plan de la charpente de la flèche. Coupe transversale de la tour et de la flèche / François Poisel. 14 mars 1853. 2 dess. (encre, lavis et aquarelle) ; 25 x 17,3 cm et 29 x 38,5 cm (AC Fagnières. 2 M 1).

    AC Fagnières : 2 M 1
  • Commune de Fagnières. Projet de reconstruction de la basse-nef et du transept au sud. Plan / François Poisel. 25 mai 1866. 1 dess. (encre, lavis et aquarelle sur calque) ; 38,5 x 24 cm (AC Fagnières. 2 M 1).

    AC Fagnières : 2 M 1
  • Commune de Fagnières. Église. Projet de reconstruction de la basse-nef et du transept. Coupes et élévation / François Poisel. 25 mai 1866. 1 dess. (encre, lavis et aquarelle) ; 24,5 x 38,5 cm (AC Fagnières. 2 M 1).

    AC Fagnières : 2 M 1
  • Fagnières. Église Saint-Remi. Extrait de : Monuments religieux. 1 Arrondissement de Châlons / Charles-Joseph Mohen. [entre 1854 et 1867]. 1 dess. (Châlons-en-Champagne, bibliothèque Pompidou, ms 1130).

    Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale de Châlons-en-Champagne : Ms 1130
  • Église St-Remi de Fagnières, près Châlons-sur-Marne / Émile Gastebois. 31 août 1873. 1 est. (BM Épernay, Fcty 7).

    Bibliothèque municipale, Epernay : Fcty 7
  • Église St-Remi de Fagnières, près Châlons-sur-Marne / Émile Gastebois. 20 novembre 1880. 1 est. (BM Épernay, Fcty 7).

    Bibliothèque municipale, Epernay : Fcty 7
  • [Vue intérieure de l'église de Fagnières]. [ca 1900]. 1 photogr. (tirage récent) ; 16,7 x 12 cm (AE Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
  • Fagnières (Marne) - l’Église. Éd. Visé Bourges, [ca 1930]. 1 impr. photoméc. : carte postale (AE Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
  • Fagnières (Marne). [1] L’Église, [2] Intérieur de l’Église, [3] Le Sanctuaire / H. Brunot (Paris). Drouillé éd., [correspondance 1934]. 3 impr. photoméc. : cartes postales (AE Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
  • [Ensemble de 4 vues de l'église de Fagnières : 1. Vue d'ensemble intérieur ; 2. Vue intérieure du chœur ; 3. Christ en croix ; 4. Fonts baptismaux] / Studio Pierre à Châlons-sur-Marne. [ca 1955-1960]. 4 photogr. : tirages (AE Châlons-en-Champagne).

    Archives de l'Evêché, Châlons-en-Champagne
Bibliographie
  • MIKUS, Sylvain. L'architecte François Poisel en son temps. É2004tuddes marnaise, 2004, 119, p. 312-365.

  • ARÉTHENS, Gérard. Fagnières. Le village, l'église, son passé. Châlons-en-Champagne : Ville de Châlons-en-Champagne, [201?] (Bienvenue chez vous. Collection Territoires).

  • LAGILLE, Aurélie. Inventaire des églises romanes de l'ancien doyenné de Châlons-sur-Marne. Ouvrage multigr., 2000.

    Région Grand Est, Service régional de l'inventaire, Châlons-en-Champagne : MAR 0.5/7
(c) Région Grand-Est - Inventaire général (c) Région Grand-Est - Inventaire général ; (c) Ministère de la culture et de la communication ; (c) Conseil départemental de la Marne (c) Conseil départemental de la Marne - Ducouret Bernard
Bernard Ducouret

Chercheur au service de l'Inventaire Grand Est.


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