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Chaudion, ancienne grange de Signy

Dossier IA08002510 réalisé en 2015

Fiche

Un peu après Bray et Ruisselois semble-t-il, Signy s’implante à Chaudion (08- com. Saint-Fergeux) dans la vallée du ruisseau de Saint-Fergeux, tributaire de l’Aisne (ill. IVR21_20150800232NUCA)(cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800514NUCA). L’abbaye s’y développe de manière similaire mais il faut attendre 1180 pour en trouver la première mention de grange, à l’occasion d’un accord conclu avec les templiers de Seraincourt au sujet des conditions de pâturages que les deux ordres avaient en commun. Cet accord confirma la réciprocité des pâturages (à condition toutefois que les troupeaux de moutons de Bray et Chaudion n’excèdent pas 3000 têtes) et la mise en commun des bois (sauf lorsqu’il s’agissait d’y faire du charbon), à l’exception de celui de Chaumontagne qui devait rester exclusivement à l’usage du Temple. De fait, l’emprise spatiale de la grange de Chaudion, que montre partiellement le Plan du terroir du bois planté et des terres et censes qui l’environnent (AD08, H215, daté de 1768 par J. Mathy, p. 110) (ill. IVR21_20150800515NUCA), confinait à celles des deux autres granges signiaciennes voisines au nord et à l’ouest, mais devait s’arrêter à mi-distance de Saint-Ferreux vers le sud, soit les terres situées en rive droite de la vallée. En rive gauche par contre, le problème s’est rapidement avéré différent car les prémontrés, qui avaient fondé l’abbaye de Chaumont [-Porcien] vers 1140-46, disposaient de plusieurs domaines à moins de 2 km. Des contestations s’élevèrent en 1224 au point que les chanoines demandèrent la destruction de la grange de Chaudion qu’ils jugeaient trop proche de leur grange de Flay. Cette revendication n’a pas abouti, vraisemblablement à la suite d’un arrangement entre les deux parties, mais elle en dit assez long sur l’importance qu’accordaient cisterciens et prémontrés à l’élevage : les troupeaux étaient tels que, pour prospérer, ils devaient parcourir de longs espaces afin de subvenir à leurs besoins vitaux ce qui ne manquait pas d’engendrer des conflits d’intérêts lorsque les centres producteurs étaient trop rapprochés. Plus difficile à évaluer, le territoire de Chaudion devint néanmoins suffisamment conséquent pour qu’il soit accensé à 7 fermiers, créant ainsi un véritable hameau. L’inventaire préalable aux ventes des Biens nationaux réalisé en 1790 mettait Chaudion au second rang des revenus de la mense conventuelle avec 12 558 £ par an, juste derrière Bray.

Plusieurs grandes fermes composent aujourd’hui encore Chaudion, de construction assez récente dans l’ensemble et où la brique tient une place de choix. L’une d’entre elles se distingue par une belle grange monumentale, inspirée des édifices médiévaux, flanquée de contreforts aux pignons, angles et gouttereaux et dotées de portes cochères latérales à chaînages de craie et arcs segmentaires ouvrant sur deux couloirs de circulation parallèles. Aucun indice fiable ne permet d’identifier la localisation précise de la grange médiévale ; seule une base de colonne (XIIe-XIIIe s.) a été repérée dans un jardin voisin (ill. IVR21_20150800518NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations Hameau de Chaudion
Destinations grange monastique, ferme, village
Parties constituantes non étudiées ferme, village
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Château-Porcien
Adresse Commune : Saint-Fergeux
Lieu-dit : Chaudion
Adresse : 7 rue des Bergers , D 26
Cadastre : 1997 AD 55 la localisation précise de la grange médiévale dans le hameau est inconnue.

Un peu après Bray et Ruisselois semble-t-il, Signy s’implante à Chaudion (08- com. Saint-Fergeux) dans la vallée du ruisseau de Saint-Fergeux, tributaire de l’Aisne (ill. IVR21_20150800232NUCA)(cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800514NUCA). L’abbaye s’y développe de manière similaire mais il faut attendre 1180 pour en trouver la première mention de grange, à l’occasion d’un accord conclu avec les templiers de Seraincourt au sujet des conditions de pâturages que les deux ordres avaient en commun. Cet accord confirma la réciprocité des pâturages (à condition toutefois que les troupeaux de moutons de Bray et Chaudion n’excèdent pas 3000 têtes) et la mise en commun des bois (sauf lorsqu’il s’agissait d’y faire du charbon), à l’exception de celui de Chaumontagne qui devait rester exclusivement à l’usage du Temple. De fait, l’emprise spatiale de la grange de Chaudion, que montre partiellement le Plan du terroir du bois planté et des terres et censes qui l’environnent (AD08, H215, daté de 1768 par J. Mathy, p. 110) (ill. IVR21_20150800515NUCA), confinait à celles des deux autres granges signiaciennes voisines au nord et à l’ouest, mais devait s’arrêter à mi-distance de Saint-Ferreux vers le sud, soit les terres situées en rive droite de la vallée. En rive gauche par contre, le problème s’est rapidement avéré différent car les prémontrés, qui avaient fondé l’abbaye de Chaumont [-Porcien] vers 1140-46, disposaient de plusieurs domaines à moins de 2 km. Des contestations s’élevèrent en 1224 au point que les chanoines demandèrent la destruction de la grange de Chaudion qu’ils jugeaient trop proche de leur grange de Flay. Cette revendication n’a pas abouti, vraisemblablement à la suite d’un arrangement entre les deux parties, mais elle en dit assez long sur l’importance qu’accordaient cisterciens et prémontrés à l’élevage : les troupeaux étaient tels que, pour prospérer, ils devaient parcourir de longs espaces afin de subvenir à leurs besoins vitaux ce qui ne manquait pas d’engendrer des conflits d’intérêts lorsque les centres producteurs étaient trop rapprochés. Plus difficile à évaluer, le territoire de Chaudion devint néanmoins suffisamment conséquent pour qu’il soit accensé à 7 fermiers, créant ainsi un véritable hameau. L’inventaire préalable aux ventes des Biens nationaux réalisé en 1790 mettait Chaudion au second rang des revenus de la mense conventuelle avec 12 558 £ par an, juste derrière Bray.

Période(s) Principale : 1ère moitié 20e siècle , (détruit)

Plusieurs grandes fermes composent aujourd’hui encore Chaudion, de construction assez récente dans l’ensemble et où la brique tient une place de choix. L’une d’entre elles se distingue par une belle grange monumentale, inspirée des édifices médiévaux, flanquée de contreforts aux pignons, angles et gouttereaux et dotées de portes cochères latérales à chaînages de craie et arcs segmentaires ouvrant sur deux couloirs de circulation parallèles. Aucun indice fiable ne permet d’identifier la localisation précise de la grange médiévale ; seule une base de colonne (XIIe-XIIIe s.) a été repérée dans un jardin voisin (ill. IVR21_20150800518NUCA).

Murs brique brique et pierre
Toit ardoise
Plans plan rectangulaire régulier
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général (c) Région Grand-Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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