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Ruisselois, ancienne grange de Signy

Dossier IA08002508 réalisé en 2015

Fiche

Signy reçoit sa première aumône à Ruisselois en 1141 (08- com. Banogne-Recouvrance) (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800514NUCA). À cette date, Raoul du Thour donne une terre et les usages qui y sont attachés. Dès l’année suivante, l’abbaye Saint-Nicaise de Reims, gros propriétaire foncier et décimateur en Porcien, cède la dîme contre un cens annuel. Les acquisitions se sont poursuivies si bien qu’en 1145 Signy possédait l’ensemble des vallons convergeant vers Ruisselois. Le conditions durent alors être réunies pour lui conférer le statut de grange peu après car la bulle du pape Alexandre III du 9 février 1163 la mentionne comme telle. Sa localisation à 1 km à peine de Banogne et de Recouvrance contraignit les moines à developper le territoire grangier en direction du nord et de l’est, là où l’absence d’habitat rendait l’espace disponible, soit au contact des deux autres granges de Signy : Bray et Chaudion. On peut se faire une idée de cette emprise en se reportant au Plan du terroir du bois planté et des terres et censes qui l’environnent (AD08, H215, daté de 1768 par J. Mathy, p. 110) (ill. IVR21_20150800515NUCA). À en juger par les fréquents toponymes évoquant le milieu forestier, les espaces boisés ont reculé jusqu’à ne subsister que sous forme de rares lambeaux. Cette grange polyvalente à dominante culturale et céréalière, divisée en plusieurs fermes pour en faciliter l’exploitation par des tenanciers, fut aliénée en 1587 pour fournir aux frais de guerre. Elles furent vendues au secrétaire du roi, Guichard Faure, qui les rétrocéda à François Brûlard, abbé de la Valroy en 1610. Elle échurent finalement aux jésuites de Reims. Les moines de Signy tentèrent en vain de rentrer en leur possession. Ruisselois comptait alors 983 arpents de terres ainsi que quelques prés et bois.

On distingue encore bien aujourd’hui l’emprise des deux fermes qui se partagèrent l’héritage médiéval de Ruisselois. Les bâtiments qui les composent ont tous été reconstruits à l’époque contemporaine (ill. IVR21_20150800248NUCA).

Genre de cisterciens
Appellations Ferme de Ruisselois, Rousselois
Destinations grange monastique, ferme
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations grange monastique
Aire d'étude et canton Château-Porcien
Adresse Commune : Banogne-Recouvrance
Lieu-dit : Ruisselois
Cadastre : 1984 ZC 34-35

Signy reçoit sa première aumône à Ruisselois en 1141 (08- com. Banogne-Recouvrance) (cf. carte du temporel ill. IVR21_20150800514NUCA). À cette date, Raoul du Thour donne une terre et les usages qui y sont attachés. Dès l’année suivante, l’abbaye Saint-Nicaise de Reims, gros propriétaire foncier et décimateur en Porcien, cède la dîme contre un cens annuel. Les acquisitions se sont poursuivies si bien qu’en 1145 Signy possédait l’ensemble des vallons convergeant vers Ruisselois. Le conditions durent alors être réunies pour lui conférer le statut de grange peu après car la bulle du pape Alexandre III du 9 février 1163 la mentionne comme telle. Sa localisation à 1 km à peine de Banogne et de Recouvrance contraignit les moines à developper le territoire grangier en direction du nord et de l’est, là où l’absence d’habitat rendait l’espace disponible, soit au contact des deux autres granges de Signy : Bray et Chaudion. On peut se faire une idée de cette emprise en se reportant au Plan du terroir du bois planté et des terres et censes qui l’environnent (AD08, H215, daté de 1768 par J. Mathy, p. 110) (ill. IVR21_20150800515NUCA). À en juger par les fréquents toponymes évoquant le milieu forestier, les espaces boisés ont reculé jusqu’à ne subsister que sous forme de rares lambeaux. Cette grange polyvalente à dominante culturale et céréalière, divisée en plusieurs fermes pour en faciliter l’exploitation par des tenanciers, fut aliénée en 1587 pour fournir aux frais de guerre. Elles furent vendues au secrétaire du roi, Guichard Faure, qui les rétrocéda à François Brûlard, abbé de la Valroy en 1610. Elle échurent finalement aux jésuites de Reims. Les moines de Signy tentèrent en vain de rentrer en leur possession. Ruisselois comptait alors 983 arpents de terres ainsi que quelques prés et bois.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle

La grange monastique a été détruite mais on distingue encore bien aujourd’hui l’emprise des deux fermes qui se partagèrent l’héritage médiéval de Ruisselois. Les bâtiments qui les composent ont tous été reconstruits à l’époque contemporaine (ill. IVR21_20150800248NUCA).

Murs calcaire moellon
brique maçonnerie
Toit tuile mécanique
Couvertures toit à longs pans pignon découvert
Statut de la propriété propriété privée
(c) Région Grand-Est - Inventaire général (c) Région Grand-Est - Inventaire général - WISSENBERG Christophe
Christophe WISSENBERG

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